dimanche 25 juin 2017

Le Corsaire Rouge de James Fenimore Cooper


"Quiconque sait ce que c'est que le tumulte et l'activité d'une ville commerçante d'Amérique ne reconnaîtrait point, dans le repos qui règnent maintenant dans l'ancien marché de Rhode-Island, une place comptée dans ses jours de prospérité au nombre des ports les plus importants de toute la ligne de nos vastes côtes."
  
Voyageur et marin, James Fenimore Cooper retrace la rude épopée des coureurs de mer et l'aventure exaltante des pionniers du Nouveau Monde. Dans ce livre, il raconte l'histoire du Corsaire Rouge, terrible gentilhomme pirate, avec son orgueil de mauvais ange et son sublime amour pour la patrie.
Je me souviens que j'avais découvert ce roman avec les éditions Del Duca pour la jeunesse dans une Le Corsaire Rouge - édition Del Duca version abrégée et illustrée (déjà, mon goût pour les pirates !!^^), et je me suis dit que le challenge d'A-Little-Bit-Dramatic pour le mois d'avril (oui, je suis grave à la bourre !) était l'occasion de le redécouvrir dans son intégralité !! J'avais déjà lu un autre livre de Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans, que j'avais beaucoup aimé, aussi espérè-je tirer le même plaisir de lecture avec ce fameux Corsaire rouge ! Malheureusement, si la (re-)lecture fut effectivement plaisante, elle ne m'a pas transportée autant que je l'attendais, loin de là ! Pour tout dire, je ne me souvenais plus que des moments forts du récit (que je ne peux développer sous peine de spoiler), or, avant d'en arriver là,  il faut en passer par une trèèèèèèèèèès longue mise en place de l'histoire, mettant en scène des personnages que l'on ne retrouvera plus du tout par la suite !

L'auteur entretient longuement le mystère autour du Corsaire rouge en ne nous le présentant qu'à travers le regard des autres et le prisme déformant des rumeurs. Quelle part de vérité renferment-ils ?
Le Corsaire Rouge est mentionné pour la première fois par un vieil homme qui dit avoir beaucoup voyagé dans sa jeunesse et qui le décrit comme «un brigand altéré de sang et de rapine».
Et même ensuite, quand le Corsaire entrera véritablement en scène, il gardera sa part de mystères. Son comportement, pouvant basculer d'un extrême à l'autre, confirme certains dires à son propos ; en tout cas, il nous interpelle et nous fait nous perdre en conjectures. 

D'une manière générale, l'intrigue est construite sur un écheveau de faux-semblants, touchant la plupart des personnages. Le Corsaire Rouge se fait appeler capitaine Heidegger mais on sait que ce n'est pas son vrai nom. Le narrateur lui-même, Harry Wilder, ne semble pas être ce qu'il affirme ou tente de faire croire auprès des autres. Est-il d'ailleurs vraiment Harry Wilder ? Quel motif impérieux l'a poussé à accepter d'entrer au service du renégat ? Nos doutes descendent jusqu'à la gouvernante qui tressaille en voyant le Corsaire rouge, accréditant l'hypothèse qu'elle l'a déjà rencontré dans une vie antérieure ! Et que dire du serviteur d'Heidegger, Roderick, aux airs parfois si égarés et aux manières étonnamment délicates ? 
Comme on le voit, chacun cache un secret qui ne sera révélé qu'à la fin. Personnellement, j'ai trouvé la révélation de ces secrets assez convenue et/ou capillo-tractée ! Peut-être que pour les lecteurs de l'époque, ces coups de théâtre ne soient surprenants, mais j'ai eu l'impression de les avoir vu déjà traités cent fois !
Je dois dire qu'une histoire axée essentiellement sur le Corsaire rouge et les raisons qui l'ont poussé sur le chemin de la piraterie m'aurait davantage plu !

Par contre, l'auteur excelle dans la description de cet univers marin, l'utilisation des termes techniques. On voit qu'il maîtrise son sujet, et pour cause, il a été marin dans sa jeunesse ! Du coup, cela donne un côté très authentique et épique à ce voyage sur mer, aux sensations que l'on peut éprouver à contempler l'horizon ou essuyer une tempête, au fracas des combats...

Dommage que la lecture soit entachée par des clichés extrêmement agaçants sur les Noirs, qui sont désignés sous les mêmes termes répétitifs, comme par exemple «simplicité naïve». Nul doute qu'à l'époque ces affirmations ne devaient pas être choquantes mais pour un lecteur du XXIème siècle, cela est très crispant !

Dernière réserve : l'édition renferme beaucoup de coquilles ; de plus, des mots sont à maintes reprises accolés et il manque parfois des sauts de ligne entre les parties dialoguées et narratives.


En bref :

Les + : des connaissances sur le milieu maritime  très pointues ; un Corsaire rouge énigmatique et charismatique ; un style d'une très grande qualité littéraire
Les - : une mise en place de l'histoire très longue ;  quelques facilités narratives ; des révélations stéréotypées et prévisibles
(sources : Wikipédia)

James Fenimore Cooper, né le à Burlington dans le New Jersey, est le fils de William Cooper, juge et membre du Congrès pour le comté d'Otsego, issu d'une famille émigrée d'Angleterre en 1679.
Après une scolarité à Albany et New Haven, Fenimore Cooper entre à l'université Yale à treize ans, il reste ainsi le plus jeune étudiant jamais entré dans cette université. Trois ans après, il s'engage à 17 ans, dans la marine américaine. En 1811 il se marie avec Susan Augusta De Lancey, et met fin à sa carrière de marin, il s'installe alors dans le comté de Westchester (État de New York).
Son premier roman Precaution (1820) passe inaperçu, mais très rapidement, son deuxième roman The Spy (L'Espion, 1821), rencontre un grand succès. Le Dernier des Mohicans (1826), son roman le plus célèbre et deuxième des cinq ouvrages composant le cycle des Histoires de Bas-de-Cuir, a connu de nombreuses rééditions. Fenimore Cooper a écrit de nombreux romans sur la mer, tel The Waterwitch (1830). Mais son œuvre est de qualité inégale et son roman Le Démocrate américain (1835) lui vaut un procès.
De 1826 à 1833, il séjourne en Europe pour donner une meilleure éducation à ses enfants. À Paris, il publie des ouvrages, dont The Red Rover et The Water Witch et se lie au peintre Samuel Morse et au héros de l'Indépendance américaine, Gilbert du Motier de La Fayette. De retour aux États-Unis, il se réinstalle dans la maison familiale de Otsego Hall, à Cooperstown.
En mai 1839, Cooper publie son History of the Navy of the United States of America. Il meurt le à 62 ans d'hydropisie, sa femme Susan ne lui survit que de quelques mois ; ils sont inhumés au cimetière de Christ Churchyard, à Cooperstown, auprès de William Cooper.
Challenge "Un classique par mois"
Challenge organisé par Pr Platypus (2/12)
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Challenge organisé par A-Little-Bit-Dramatic (4/12)


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vendredi 23 juin 2017

Dans l'Ombre de la Guillotine d'Eve Terrellon



"Depuis le matin, une pluie fine et pénétrante tombait sur la ville."
  
À l'aube de la Révolution française, Adrien de Sarnas se voit renvoyé du collège où son frère espérait le soustraire à la cruauté de leur père. Le jeune homme vient également de se découvrir atteint par un mal incurable dont la progression insidieuse le terrifie, et qui à terme le laissera infirme. Obligé de rentrer dans son château d'Auvergne, il décide de cacher son état au vicomte de Sarnas.

S'engage alors une partie où les non-dits et les faux semblants vont justifier les pires dérives entre un père et ses deux fils. Mais les apparences sont parfois trompeuses, et la révélation des secrets pas toujours bonne à entendre. Tandis que l'Histoire en marche le rattrape, Adrien est plongé contre son gré au sein de la révolte populaire. La colère gronde parmi les paysans et elle emporte les châtelains vers un destin aléatoire où jalousies, vengeances et opportunismes s'entrecroisent.
Vu mon goût pour les ouvrages ayant trait à la Révolution française et vu la beauté de la couverture, je n'ai pas pu m'empêcher de pré-commander le roman il y a quelques semaines. D'autant que j'avais beaucoup apprécié les deux premiers tomes de la saga Les Dames de Riprole de l'auteure et que j'avais hâte de retrouver sa plume. Donc, aussitôt tombé dans ma liseuse, aussitôt commencé, et lu en quelques heures !

Nous suivons ici la destinée d'Adrien de Sarnas, jeune provincial de dix-sept ans,  à Paris, au collège où l'a envoyé son frère aîné, Henri, pour, comme l'indique la quatrième de couverture, le soustraire à la cruauté de leur père. Arrogant et solitaire, le jeune noble est isolé par ses camarades de classe, mais il ne semble pas souffrir outre mesure de cet ostracisme, d'autant qu'un souci de santé le mine et l'angoisse, et que rien ne pourra, comme il l'apprend lui-même au début du roman, entraver l'avancée de sa maladie, devant le laisser à terme, complètement dépendant des autres. Cette perspective le terrifie, évidemment, mais ce sentiment est encore amplifié par la réaction qu'aura le vicomte de Sarnas à l'annonce de cette terrible nouvelle. Car le père d'Adrien et d'Henri est un père abusif, qui les maltraite aussi bien physiquement que psychologiquement.

Comme vous l'avez sans doute deviné, la romance n'a qu'une part infime dans L'Ombre de la Guillotine, qui met plutôt l'accent sur les relations conflictuelles, éminemment toxiques, entre un père tyrannique et brutal et ses enfants. D'une manière générale, cette situation de maltraitance est bien traitée, même si parfois le lecteur aurait aimé que la psychologie des protagonistes soit davantage développée, voire abordée d'une manière légèrement différente (les divers secrets familiaux ne seront dévoilés que tardivement et parcellairement si bien que les réactions du vicomte apparaissent parfois outrées voire incompréhensibles) car le père va vraiment très loin dans sa violence !

Il y a quelques scènes invraisemblables /!\Attention spoiler/!\ (celle où Henri laisse Adrien dans son cachot juste après l'avoir retrouvé et alors qu'il se trouve dans un état pitoyable, celle où Elisabeth l'appelle sous son vrai nom mettant sa vie en danger)/!\Fin du spoiler/!\, sûrement motivées par l'auteure pour donner à son histoire une direction bien précise, mais ces facilités narratives donnent un sentiment artificiel.

Adrien de Sarnas est un personnage à la fois attachant et agaçant. Attachant car on compatit à son handicap et aux violences qu'il subit de la part de ce père complètement dénaturé. Par contre, son inconséquence est tout bonnement stupéfiante. Adrien n'apprend jamais de ses erreurs, il les répète même ! On comprend qu'il tienne à son indépendance et que sa fierté le pousse à se comporter comme s'il n'était pas devenu infirme, mais ce qui ressort davantage, c'est son côté égoïste qui n'hésite pas à mettre en danger son frère aîné ! Malgré tout, Adrien reste touchant, et sa farouche volonté n'en est que plus admirable, surtout au vu des nombreux sévices qu'il a subis et qui auraient pu le briser à jamais... J'ai également apprécié qu'il n'apparaisse pas comme le gentil petit noble éclairé, mais qu'il conserve cette morgue de caste, aussi bien vis-à-vis de sa nourrice, à laquelle il est pourtant très attaché, que des "manants"vivant sur les terres de son père. Cela n'en rend sa personnalité que plus complexe et intéressante.

Concernant l'édition, il y a plusieurs fautes d'orthographe, et parfois il manque même des mots.

En bref :

Les + : des thèmes intéressants et poignants ; un contexte historique bien reconstitué ; un personnage principal échappant à tout manichéisme
Les - : quelques facilités narratives ; la complexité psychologique du père pas assez développée
Installée depuis de nombreuses années dans le Berry, Eve Terrellon a d'abord exercé dans le cadre de l'insertion professionnelle avant de créer sa petite entreprise de gardiennage d'animaux. Elle se consacre aujourd'hui pleinement à l'écriture.
En 2013, La Colline de l’oubli, romance traitant de la transsexualité dans un contexte de western historique, et La Petite Fée de Noël, romance plus légère mâtinée de paranormal et de fantasy voient le jour.
Défi Le siècle des Lumières 
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vendredi 16 juin 2017

Sang d'Ombre, intégrale de Nathy



Merci à
et à
 Lune écarlate
pour ce partenariat !
"Angelyne regardait le paysage défiler, le front appuyé sur la vitre du TGV l'emmenant vers sa nouvelle vie."
 
La vie d'Angelyne, jeune humaine née au sein d'un clan d'Ichoriens, verse dans les affres de l'horreur le jour où Thomas refait surface. Sauvée in extremis par Cathal, un Chevalier-Vampire, sa réhabilitation s'annonce lente et douloureuse, d'autant que Swann, le procureur et si particulier frère du prince Edern, la poussera dans ses derniers retranchements. Lui-même brisé et blasé par sa trop longue vie et ses capacités hors du commun, Swann réussira-t-il à surmonter ses redoutables dépendances et son mal de vivre pour mener à bien la mission délicate que son aîné lui confie ? Ce roman sombre et poignant vous emmènera dans les méandres de l’âme de deux êtres torturés que la vie n’a pas épargnés.

En bonus, le spinn-off : Kiss me deadly. Après des années d’absence, Swann, l’enfant terrible de la fratrie princière des Ichoriens, refait surface. En ce début des années 80, l’artiste qu’est le vampire ne pouvait que plonger corps et âme dans le bouillonnement de l’époque punk. Les jeunes se défoncent au rythme de guitares saturées, de mélodies abruptes des Sex Pistols, d’Iggy Pop ou des Clash. L’Immortel exprime à sa manière très personnelle le feu de la rébellion qui lui coule dans les veines. Attention, public averti, certaines scènes peuvent choquer les plus sensibles.

Public averti 18 ans +
Les notes du début du livre m'avaient paru très prometteuses sur la richesse de l'univers imaginé par l'auteure, mais je dois dire que je suis ressortie assez mitigée de ma lecture. Je trouve que le potentiel de l'histoire n'est pas assez exploité, que l'intrigue manque de développement, malgré les quelques cinq cents pages qui nous sont offertes. D'après ce que j'ai compris, Sang d'Ombre fait intervenir les personnages d'un autre roman, Dark-Side, tel que Cathal qui y tient le rôle principal. Je me suis demandée tout au long de ma lecture si l'univers avait été davantage creusé dans Dark-Side et que de ce fait, l'auteure avait choisi de passer sous silence dans ce roman certaines explications. Personnellement, même si cette histoire peut être lue indépendamment, j'avoue que je me suis sentie parfois un peu perdue par le manque d'informations. Et c'est dommage, car l'univers est bien pensé dans l'ensemble.
Ici, nous suivons la rencontre entre l'humaine Angelyne et le prince des vampires, Swann, être profondément tourmenté et craint par les siens pour sa cruauté et son caractère aussi instable qu'imprévisible. Je reviendrai plus loin sur les atouts indéniables de ces deux personnages, mais auparavant, je vais mentionner les points qui m'ont gênée.

Tout d'abord, je trouve que l'on entre trop rapidement dans le vif du sujet, à savoir le kidnapping d'Angelyne et les viols et tortures à répétition qu'elle subit durant de longs mois. J'aurais préféré que l'auteure nous prépare à cette longue descente aux enfers en nous exposant davantage l'histoire du clan d'Angie, la présentation de ses membres et leurs interactions, ce qui nous aurait éviter cette impression d'assister à une surenchère un peu gratuite d'actes barbares !
En outre, après la libération d'Angie,  je n'ai pas toujours compris la réaction des personnages, qui  manquent parfois de subtilité ou de cohérence au vu du traumatisme subi par l'héroïne. Par exemple, l'épisode  de l'étiquette très stricte des vampires : Angie, refusant de la respecter car elle induit un attouchement qu'elle ne supporte plus, s'attire immédiatement des paroles et une attitude violentes de la part de Swann, nous apparaissant totalement inappropriées au vu des circonstances, mais également à cause du peu d'explications données sur ces règles de bienséance. Peut-être est-ce pour mieux souligner le caractère totalement imprévisible de Swann, mais je n'ai guère été convaincue par ce procédé. La brutalité de ce personnage le rend très vite antipathique . Ses réactions sont sûrement dues à sa nature, mais d'une manière générale, elles sont mal intégrées au récit par manque de développement, apparaissant de ce fait peu naturelles.
Autre exemple :  Swann, pour se faire pardonner, impose une pratique sexuelle sado-masochiste à Angie, alors qu'il connaît les traumatismes qu'elle a subis. Même en connaissant la noirceur de son passé, son comportement reste incompréhensible, voire choquant. On pressent qu'il est alors sous l'emprise de sa part sombre, mais l'enchaînement des scènes est trop maladroit pour être convaincant.

Il y a néanmoins plusieurs points positifs : le fait que Swann échappe aux clichés sur les vampires qui fleurissent dans certaines sagas littéraires ou télévisuelles, dépeints comme prétendument cruels mais qui se révèlent au final désespérément mièvres. Ici, la cruauté de Swann est bien réelle, et il n'en dérogera que rarement. Même quand il est animé des meilleures intentions, ses démons le rattrapent souvent, le faisant déraper. Malgré les réserves que j'ai émises à son encontre, Swann n'en est pas moins un personnage fascinant, entouré de mystères. Des débuts de réponses nous sont peu à peu dévoilés sur ses moments d'égarement. D'ailleurs, ses premières confidences donnent lieu à un passage très beau...
De même, le personnage d'Angie est très convaincant : contrairement à d'autres romances que j'ai lues où l'héroïne ayant subi viols et tortures se remet rapidement et de manière totalement invraisemblable de ses traumatismes ; là, Angie met des mois, voire des années à se reconstruire. La plupart du temps, ses réactions ne sont pas en contradiction avec son vécu. On comprend sa souffrance, ses doutes et son rejet vis-à-vis de tout ce qui lui rappelle son agresseur. Malgré tout, l'une de ses réactions va nous faire tiquer ; on comprend sa fuite pourtant mais elle est si peu expliquée et si abrupte que l'on a du mal à y croire. De plus, nous n'apprendrons que vers la fin les motivations secrètes qui la poussent à entretenir une relation avec Swann : cela aurait davantage eu de force si le lecteur l'avait su dès le début, car les réactions de la jeune femme n'auraient pas semblé si incohérentes par moment, gâchant de ce fait un peu la lecture.

La difficulté de leurs relations est un des autres points positifs du roman : Swann ne devient pas un gentil vampire par la magie de l'amour, sa noirceur intrinsèque le pousse à faire souffrir la femme aimée. Mais Angie est suffisamment équilibrée pour refuser cette relation malsaine !

Concernant l'édition et l'écriture, des fautes récurrentes de conjugaison, de grammaire ou d'orthographe, des coquilles, des redondances ou doublons, viennent alourdir la lecture, ainsi que quelques tournures de phrases maladroites. Parfois, le choix de certain mot est incohérent avec la situation, faisant passer les personnages pour inconséquents.

Pour conclure, une lecture en demi-teinte. Je regrette certains choix narratifs de l'auteure, le manque de développement de certaines scènes gâchant le potentiel de personnages pourtant forts et profonds. Dommage que certaines explications ne passent que par les dialogues auxquels est trop fait la part belle, au détriment de l'approfondissement de l'intrigue...Malheureusement, aux bons moments succèdent de mauvais, donnant parfois des scènes ou des dialogues assez gênants, frôlant le ridicule. Mais Swann et Angie resteront des personnages inoubliables...

Je remercie Livraddict et les éditions Lune-Ecarlate pour ce partenariat !
(sources : éditions Lune Ecarlate)

Nathy (née en 19667 et également connue sous le nom de Lunathyque) est graphiste/illustratrice et auteur.
Après des études d'Arts Plastiques, des emplois dans le métier du livre, elle a fini par joindre sa passion pour les images avec sa vie professionnelle en devenant graphiste professionnelle.
L'écriture est longtemps restée une envie inassouvie après avoir cessé d'écrire à l'adolescence. Elle a écrit une première nouvelle, ensuite ce fut les filles du forum The Dark Moon qui l'ont remotivée et soutenue dans cette aventure vers l'édition.
C'est ainsi que sont nées les histoires des Chroniques d'Invictus Tenebrae et qu'Anamorphose a trouvé un éditeur : Rebelle Éditions.

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 Lune écarlate
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mercredi 17 mai 2017

Le Highlander de D. Lygg - Les Gardiens de l'Ordre Sacré, tome 1

Merci à
http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html
et à
Editions Hélène Jacob
pour ce partenariat !
"Le jeune Alastar, inquiet, regardait sa nourrice alimenter le feu de tourbe servant à réchauffer la petite pièce par cette froide nuit d’automne."
 
Île de Skye, Écosse, XIVe siècle.

Le jeune Alastar ne le sait pas encore, mais son destin est déjà en marche. Il fera de lui un gardien de l’Ordre Sacré du Temple : ce corps d’élite composé de redoutables guerriers et créé pour veiller sur la frontière entre les deux mondes et leurs peuples.

Mais avant de devenir un immortel, il sera un enfant pétri de rêves de gloire, un adolescent ambitieux et désireux de faire ses preuves, un jeune guerrier prometteur, mais aussi un homme que l’amour d’un être d’exception changera à jamais. Une vie faite d’honneur, d’amitié et d’amour, mais également de combats, de pertes et de sacrifices… jusqu’à sa mystérieuse résurrection.

Plongez dans le passé de l’énigmatique gardien de la trilogie « Entre II Mondes ». Et découvrez comment tout a commencé...
Ayant trouvé le résumé alléchant, j'avais malgré tout hésité à participer à ce partenariat car la référence à ce highlander immortel me faisait craindre une trop grande ressemblance avec le fameux film de 1986, vous savez, celui où il ne doit en rester qu'un, mais j'ai bien fait de passer outre cette première impression car l'intrigue n'a absolument rien à voir avec le film éponyme !

Je me suis par ailleurs rendu compte après lecture que cette saga était en fait un spin-off avec la première trilogie Entre II Mondes écrite par l'auteure mais cela ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.

Or donc, ce premier tome est divisé en deux parties : la première se déroule à la fin du XIVème siècle, dans les Highlands et s'attache au troisième fils du seigneur Angus MacKinnon, Alastar qui reçoit une éducation de guerrier en compagnie de ses cousins, Connor et Dugald, et de ses amis Urain et MagnusOn est littéralement plongée au cœur de cette Ecosse médiévale où la rivalité entre les clans est prégnante, déchaînant une violence dont sont victimes les populations, et surtout les femmes. 
Malgré une écriture parfois maladroite, je me suis sentie vraiment immergée à cette époque troublée. On sent que l'auteure s'est documentée, et elle mêle habilement personnages, mais aussi événements, historiques et fictifs à son intrigue

La seconde partie se déroule deux siècles après les premiers faits dans un univers qui se révèle être de fantasy. La transition se fait tout en douceur et naturellement. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé découvrir cet univers, et les intrigues mortifères qui le menacent, comme elles ont douloureusement frappé les Highlands d'Alastar. On ne peut s'empêcher de trouver ce parallèle inquiétant et l'on tremble pour ces nouveaux personnages. C'est d'ailleurs dommage que l'auteure ne nous fasse pas découvrir plus en profondeur cet univers fascinant et je déplore que tout s'enchaîne un peu trop rapidement pour la résolution de cette machination. Enfin, ce que l'on croit être la résolution, car la toute fin se termine sur un cliffhanger que l'on n'avait pas du tout anticipé.

Pour conclure, une histoire d'amour bouleversante et une plongée captivante  au cœur des Highlands historiques , avec des personnages super attachants. Dommage que la seconde partie qui voit apparaître de nouveaux personnages ne soit trop survolée nous les faisant apparaître un peu trop distants.

Je remercie Livraddict et les éditions Hélène Jacob pour ce partenariat !

(sources : éditions Hélène Jacob)

D. Lygg est auteur de romans fantastique/fantasy.
Elle publie en 2013, aux éditions Hélène Jacob, le premier tome de sa trilogie Entre II Mondes : Réminiscences. Suivront Le Passage et La Guerre.
Encouragée par ses lecteurs, elle réitère l'expérience en se lançant dans l'écriture d'une seconde saga ayant pour héros les gardiens de l'Ordre Sacré, personnages issus de l'univers Entre II Mondes.
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- l'univers Entre II Mondes -

 
Ma 78ème participation au challenge de Lynnae - évocation de Jon Mor qui conteste le droit de son frère aîné de succéder à leur père

Challenge Moyen-Âge par hérisson
Ma 21ème participation au challenge d'Hérisson -


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Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par Amarüel (7/24)

Editions Hélène Jacob

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