samedi 29 avril 2017

L'Ombre du pouvoir de Fabien Cerutti - Le Bâtard de Kosigan, tome 1



"Certains événements récents m'ont poussé à mettre mes chroniques par écrit pour la postérité."
Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.

En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.

À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…

Le Bâtard de Kosigan est un roman mêlant éléments historiques et fantasy, plutôt habilement, même si j'aurais apprécié que l'auteur développe davantage l'univers de fantasy qui est un peu trop survolé à mon goût. L'histoire se déroule en l'an 1339, dans le comté de Champagne, dernier rempart contre le fanatisme de l'Eglise catholique qui mène une croisade contre les créatures magiques. Elle est rapportée par le héros éponyme, qui participe au tournoi donné par la comtesse de Champagne dans un but bien précis mais gardé secret. De toutes manières, Kosigan ayant prévenu le lecteur au début de ses mémoires qu'il n'hésiterait pas à mentir, on ne peut que se méfier sur la véracité de certains faits qu'il rapporte ou l'explication de ses motivations ! ^^
J'ai beaucoup aimé les premiers chapitres : la description très évocatrice de l'environnement,  la traque de l'Elfe, les pouvoirs qu'il utilise, la découverte de la personnalité de Kosigan dont la réputation sulfureuse de traître et d'assassin sans foi ni loi est contrebalancée par le respect dont il fait preuve à l'égard de ses adversaires valeureux ou son attachement vis-à-vis de ses hommes.
De plus, on est intrigué par la mission secrète qu'il doit accomplir. Quelle est sa nature exacte ? Qui en est le commanditaire ? Kosigan joue-t-il un double jeu ? On est donc entraîné sans temps mort à la suite du héros dans les intrigues de cour, les complots, les tentatives d'assassinat. Rebondissements et coups de théâtres s'enchaînent... peut-être un peu trop rapidement pour être tout fait crédibles. Car Kosigan se sort avec une facilité déconcertante des chausse-trappes et dangers qui le cernent. Si bien que l'on ne tremble jamais pour lui ! Rien ne lui résiste... et surtout pas les femmes... Qui peuvent d'ailleurs s'avérer elles-mêmes des pièges mortels !
Malgré le rythme enlevé, j'ai parfois trouvé quelques longueurs au récit, sentiment accentué par l'alternance des points de vue : nous avons accès, comme dit plus haut, aux mémoires du Bâtard, mais également à la correspondance de son lointain descendant vivant au XIXème siècle et occupé à retrouver l'héritage de son ancêtre. On devine que ses deux intrigues sont intimement liées, et que l'archéologue Michaël Konnigan possède, sans le savoir encore, la clef du secret de Kosigan. Mais je dois avouer que je me suis parfois ennuyée à la lecture de ces passages...

Pour conclure, un récit entraînant et efficace mais manquant un peu de subtilité pour le caractère du héros et d'approfondissement pour l'univers de fantasy. Je lirai sans aucun doute la suite mais sans urgence !


Ma 75ème participation au challenge de Lynnae - rencontre avec le Prince noir

Challenge Moyen-Âge par hérisson
Ma 20ème participation au challenge d'Hérisson -


https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-de-l-organise-par-amaruel-5e_25.html
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par Amarüel (6/24)

Challenge "ABC 2017 - Littératures de l'imaginaire..." organisé par Mariejuliet
  Ma 4ème participation au challenge de Mariejuliet -

Meurtres sur le Palatin de Cristina Rodríguez - Une enquête de Kaeso le prétorien, tome 2
Challenge organisé par ZinaLicorne - Thème 1 : Lire 1 livre qui est dans sa PAL depuis au moins 1 an !

http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html
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lundi 10 avril 2017

Sorcha de Mallaig de Diane Lacombe - Mallaig, tome 3


"Je levai les yeux de ma broderie et vis que ma mère s'était assoupie dans son fauteuil."
Ecosse, 1437. Sorcha , fille d'un laird du clan MacNèil de Mallaig, tombé en disgrâce, se languit dans un couvent austère et loin du monde. Son seul recours : sa correspondance avec Baltair MacNèil, héritier de Mallaig, jeune homme de son clan qu'elle n'a jamais rencontré. Mais le jour même où Baltair arrive pour enfin la ramener à Mallaig, Sorcha, ne supportant plus son isolement, a pris la fuite ! Même si Baltair, sous le charme de la jeune fille, réussit à la retrouver, quelle sera la place de Sorcha à Mallaig où circulent des révélations infâmes sur ses origines ?

Nous retrouvons avec un immense plaisir les personnages du tome 2 douze ans après les faits. Sauf que cette fois, les héros de la Châtelaine de Mallaig passent au second plan pour laisser la place à la génération suivante, et le moins que l'on puisse dire, c'est que leurs successeurs leur donnent bien du fil à retordre.
Ceit, désormais âgée de 19 ans, se cherche avec rage un mari, sans se soucier de sa réputation, mais sa laideur et sa surdité éloignent d'elle tout prétendant. La petite fille timide et affectueuse du tome 2 a bien changé, devenant une jeune fille ingrate, arrogante et souvent insupportable.
Baltair le Jeune, le fils aîné de Gunelle et Iain, a 12 ans au début du roman. Il a l'insouciance et l'inconséquence de son âge, du coup, il paraît moins flamboyant que l'illustre ancêtre dont il porte le nom et que j'avais tant aimé dans les tomes précédents. J'avoue que je me suis sentie un peu déstabilisée au début de trouver Baltair le Jeune aussi nigaud (voire légèrement agaçant), comparé à son père et son grand-père qui, dès leur première apparition, en avaient imposé par leur prestance et leur assurance. Puis, j'ai finalement adhéré au parti pris de l'auteure qui ne fait pas du jeune Baltair un héros parfait, mais un adolescent comme tous les autres, qui commet des erreurs et apprend d'elles. L'histoire se déroulant sur six années, on voit le jeune garçon grandir pour devenir un jeune homme droit et pétri d'esprit chevaleresque. Je dois dire que, passée la première impression d'agacement, ses réflexions d'adolescent un peu crétin me faisaient beaucoup sourire -  et lever les yeux au ciel aussi. Au bout du compte, j'ai apprécié que Diane Lacombe rende les réactions de Baltair appropriées à un jeune de son âge, toujours persuadé d'être aussi expérimenté et talentueux que ses aînés ! Et puis au fil du temps, le charme finit par agir et l'on se prend d'affection pour ce jeune chien fou.
Finella, l'ancienne servante de Beathag, est passée au service des Lennox. En effet, le lieutenant est devenu un laird et le premier conseiller de Iain en s'installant sur le domaine de l'oncle félon, à Morar. Il est obligé de mettre sa fille Sorcha et sa femme Angusina MacDonnel à l'abri dans un couvent, situé sur l'île d'Iona, après qu'un de ses beaux-frères, Eachan, apparemment complice de l'assassinat contre le roi d'Ecosse Jacques Ier, a trouvé refuge dans leur manoir.

L'histoire est racontée du point de vue de Sorcha, qui , étant extérieure au château,  nous apporte une vision rafraîchissante des gens de Mallaig. C'est une enfant de 10 ans au début du récit, nous n'avons donc que des informations parcellaires sur la vie à Mallaig, les décisions du chef de clan et les événements en Ecosse. Les informations se font encore plus rares quand elle est recluse dans le couvent d'Iona mais la correspondance qu'elle entretient en secret avec le jeune Baltair et le passage de la narration à la 3ème personne nous permettent de ne pas rester complètement ignorants des faits. 
J'ai beaucoup aimé l'apprentissage de Sorcha au couvent sur les simples, sa rencontre avec le peu conventionnel frère Gabriel et la touchante amitié qui en découle. Sorcha, délaissée par une mère rongée par un terrible secret, se rapproche également d'Etta, une vieille servante du couvent qui s'avère être la mère de l'inénarrable Colm, le sauveur de Baltair. 
Colm est ivrogne, tricheur, joueur et boîteux mais il me faisait souvent hurler de rire. Son espièglerie, son esprit malicieux en ont fait mon personnage favori de ce tome 3.

Pour conclure, une relecture délicieuse qui clôt agréablement la trilogie malgré quelque facilité narrative (je pense particulièrement à l'épisode de Baltair citant le nom de Sorcha sur le parvis d'une église de campagne). Cette fois, l'auteure s'éloigne de la trame des tome 1 et 2, même si l'histoire d'amour reste prévisible. Mais notre intérêt pour les gens de Mallaig est ici renouvelé, peut-être également du fait que nous ne restons pas au château mais voyageons à travers l'Ecosse, d'abord sur l'île d'Iona puis à Edimbourg. Le dépaysement est toujours au rendez-vous...

Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ [saga terminée]
J'ai tenté de reconstituer un petit arbre généalogique selon les informations de ce tome (cliquez sur l'image pour l'agrandir):

(sources : Wikipédia)
Diane Lacombe
Diane Lacombe
 est une écrivaine québécoise née à Trois-Rivières en 1953.
Elle est la deuxième d'une famille de cinq filles et la mère de deux garçons. À 22 ans, elle s'installe à Montréal et y travaille comme journaliste à la pige pendant une dizaine d'années. Elle trouve ensuite un emploi de conseillère à la Commission de la construction, au service de communication. Elle occupe ce travail pendant 15 ans.
En mars 2000, elle prend un congé sans solde de six mois. Elle consacre ses jours de pluie à l'écriture d'un roman historique, qu'elle intitule Mallaig. Elle met le résultat en page et en imprime une centaine de copie pour ses proches. La réponse enthousiaste de ces derniers la convainc d'envoyer le manuscrit aux maisons d'éditions.
VLB éditeur manifeste son intérêt à l'été 2001, et publie l'ouvrage sous le titre La châtelaine de Mallaig en mars 2002. Le livre est immédiatement un succès et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Il fait une percée exceptionnelle de 110 000 copies en France. Des traductions en tchèque et en espagnol ont été publiées, et une traduction en allemand a suivi.
Au printemps 2003, Diane Lacombe a quitté son métier de conseillère en communication pour se consacrer entièrement à l'écriture. Elle a depuis publié 5 autres romans et un recueil de nouvelles, Sorcha de Mallaig (2004), L'hermine de Mallaig (2005), Nouvelles de Mallaig (2007), Gunni le Gauche (2006), Moïrane (2008), Pierre et Renée - Un destin en Nouvelle-France (2011).
site de l'auteure -
 
Ma 72ème participation au challenge de Lynnae -
Ma 74ème participation au challenge de Lynnae - le roman débute avec l'assassinat du roi d'Ecosse
Challenge Moyen-Âge par hérisson
Ma 19ème participation au challenge d'Hérisson -
https://parthenia27.blogspot.fr/2017/01/challenge-un-genre-par-mois-2017_8.html
Challenge Un genre par mois organisé par Iluze (3/12)
https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-des-12-themes-organise-par.html
Challenge organisé par A-Little-Bit-Dramatic (3/12)
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 babelio

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dimanche 9 avril 2017

Le 3ème Gédéon, tome 1 de Taro Nogizaka



Merci à 

Masse critique
et aux éditions 
http://www.glenat.com/

pour ce partenariat !

Deux hommes que tout oppose s'engagent de concert sur le chemin de la Révolution. Gédéon, homme du peuple cherchant à se présenter aux états généraux pour aider un pays rongé par la misère, veut transformer le pays. Georges, aristocrate qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins, veut le détruire. Entre l'amour et la haine, le bien et le mal, quel camp l'emportera ? Et au bout du chemin, qu'adviendra-t-il ? Un enfer sanglant ou une société idéale ?

Comme vous le savez, je suis fan de la période révolutionnaire française, aussi, quand Babelio m'a proposée cette Masse critique privée, je n'ai pas longtemps hésité avant d'accepter.

Or donc, l'histoire prend place en octobre 1788, quelques mois avant la réunion des Etats-généraux et la Révolution. Nous suivons les pas de Gédéon Aymé, jeune idéaliste appartenant au peuple et qui aspire à être élu député du Tiers-Etat. En attendant, il publie secrètement des satires érotiques mettant en scène la reine Marie-Antoinette pour survivre, et publiquement, harangue les foules pour les rallier à ses idées progressistes.
Au moment où son seigneur, le marquis Arnauld, est sur le point de le faire céder à son odieux chantage, intervient opportunément une figure du passé qui le tire de ce mauvais pas. Il s'agit du duc de Loire, avec qui il a été élevé et qu'il considère comme son frère. Mais Gédéon va découvrir que ce dernier a bien changé depuis leur enfance pour devenir un homme cruel et manipulateur. Doit-il accepter son aide pour être élu député ? Ou au contraire prendre ses distances ?

Globalement, j'ai beaucoup apprécié ma lecture : le contexte historique est plutôt bien resitué, rappelant les disettes et la misère qui frappent le peuple, ainsi que les solutions avortées du roi pour y remédier, le tout sans alourdir l'intrigue ; la dualité entre les deux anciens amis d'enfance est intéressante, même si la cruauté et la fourberie dont Georges de Loire fait preuve sont un peu poussives voire téléphonées ; les bâtiments et la nature sont superbement dessinés, nous immergeant complètement en ce XVIIIème siècle finissant...
Par contre, j'aurais quelques réserves à émettre : les noms des nobles sonnent un peu faux ; l'apparition de Robespierre n'est pas très convaincante (même si je comprends le besoin de l'auteur de l'introduire, car on devine le rôle futur qu'il va jouer) ; Georges de Loire et Saint-Just ont une apparence un peu trop androgyne à mon goût (en plus, le masque du duc m'a crispée tout au long de ma lecture, allez savoir pourquoi, tandis que la ressemblance du futur révolutionnaire avec un acteur de la commedia dell'arte m'a quelque peu perturbée !).

Malgré tout, j'ai littéralement dévoré ce manga. Je lirai sans nul doute la suite, même si je ne me précipiterai pas dessus à sa sortie, car les raisons qui ont provoqué le changement en profondeur du duc ainsi que ses motivations restent suffisamment mystérieuses pour nous donner envie de continuer.


Merci aux éditions Glénat et à Babelio pour ce partenariat !

(sources : Babelio)

Taro Nogizaka est un dessinateur de manga, né en 1968 au Japon.
Sa nouvelle série intitulée Yureito a été pré-publiée en mai 2011 dans les pages du numéro 12 de Big Comic Superior de Shogakukan.
Taro Nogizaka a gagné le Shokakugan Manga Award pour sa participation au manga Team Medical Dragon. Il est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste.

Ma 73ème participation au challenge de Lynnae - apparition de Saint-Just et Robespierre
Défi Le siècle des Lumières 
Défi Le siècle des Lumières (7/36)
https://parthenia27.blogspot.fr/2013/09/challenge-revait-revolution-organise_27.html
Ma 4ème participation au challenge de Darkness Turns Me On -

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http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html

http://www.babelio.com/livres/Glasfurd-Les-mots-entre-mes-mains/848257

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jeudi 23 mars 2017

Agamemnon d'Eschyle - L'Orestie, tome 1

Auteur > Eschyle
Editeur > Actes Sud
Collection > Romans
Genre > Théâtre antique, classique
Date de parution > pièce représentée la 1ère fois en 458 av. J.-C. aux Grandes Dionysies d'Athènes, 1990 pour la présente édition
Titre original > Agamémnôn
Nombre de pages > 115
Traduction > du grec ancien par Ariane Mnouchkine
"Je prie les dieux de m'accorder la délivrance de ma pénible veille."
Avalon organisant sur Livraddict des lectures communes sur la littérature antique grecque et romaine, je ne pouvais passer à côté d'une telle promesse de douce félicité, moi qui suis passionnée par tout ce qui touche à l'histoire ancienne ! ^^
La lecture de la 2è session portant sur une pièce d'Eschyle, je me suis dit que c'était une bonne occasion de découvrir cet auteur, que je ne connais que de nom ! J'ai donc emprunté le livre traduit par Ariane Mnouchkine à ma médiathèque en espérant que la traduction ne serait pas un handicap au plaisir de la lecture, comme il m'est déjà advenu.
J'avais déjà lu une pièce de théâtre antique, avec Lysistrata d'Aristophane, que j'avais véritablement adorée, mais là, je dois dire que je me suis sentie un peu déroutée par la forme... En effet, je ne pensais pas que les passages avec les chœurs étaient aussi longs, ni qu'ils répondaient sans cesse aux monologues des autres personnages. Je savais bien sûr l'existence des chœurs, ainsi que les parties chantées mais je ne m'attendais pas à l'absence totale d'interaction entre les personnages eux-mêmes. Du coup, je me suis sentie extérieure à l'intrigue, et suis passée complètement à côté de ma lecture. Je ne peux pas dire que celle-ci a été déplaisante. Mais elle n'a pas été transcendante non plus. A aucun moment, je ne me suis sentie proche des personnages, et pourtant, j'aime beaucoup Cassandre. Sa destinée tragique aurait dû me toucher, mais également cette terrible double histoire de vengeance (car Clytemnestre veut venger le sacrifice de sa fille Iphigénie et Egisthe le meurtre des enfants de son père) mais là, rien, nada, queutchi. La seule réflexion que je me suis faite à certains passages, c'est que l'auteur, Eschyle, condamnait toute démesure, cette fameuse hybris grecque si présente dans leur mythologie et si pointée du doigt dans la vie politique des hommes réels de leur temps.
Je me sens donc doublement frustrée : ne pas avoir su apprécier une œuvre de la littérature antique alors que j'affectionne d'ordinaire ce genre d'ouvrage et que ladite œuvre, intemporelle au final, fait cruellement écho à notre époque et ses hommes politiques à l'ego et l'orgueil si surdimensionnés qu'ils se pensent intouchables !

Appréciation :


(source : Wikipédia)
      
Eschyle (en grec ancien Αἰσχύλος / Aiskhúlos), né à Éleusis (Attique) vers 526 av. J.-C., mort à Géla (Sicile) en 456 av. J.-C., est le plus ancien des trois grands tragiques grecs. Précédé par d'autres dramaturges, il participe à la naissance du genre tragique grâce à certaines innovations, comme le nombre d'acteurs qu'il porte à deux selon Aristote. Treize fois vainqueur du concours tragique, il est l'auteur d'environ 110 pièces dont sept seulement nous ont été transmises. Le théâtre d'Eschyle est essentiellement remarqué pour sa force dramatique, la tension, l'angoisse qui habite ses pièces, dont la cohérence se comprend surtout par la progression qui les reliait au sein de trilogies « liées », dont ne subsiste aujourd'hui que l’Orestie. S'il ne développe pas la psychologie des personnages, ses choix lui permettent de mettre en valeur ses conceptions puissantes sur l'équilibre de la cité, le dégoût de l’hybris qui met en danger cet ordre, et le poids de la décision des dieux dans la conduite des affaires humaines, notamment à travers le sort militaire, ou la malédiction familiale (dans le cas de Thèbes et des Atrides notamment).
LC organisée par Avalon - 2è session

Challenge "L'Odyssée grecque"
 Challenge "L'Odyssée grecque" : 20/100

Challenge "Un classique par mois"
Challenge organisé par Pr Platypus (1/12)
 
http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html

http://www.babelio.com/livres/Barjavel-LEnchanteur/6684

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